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Accès aux remplacements pour les internes du DES d’allergologie

L’annexe 41-1 du décret n° 94-120 du 4 février 1994 modifié en 2014 permettait aux étudiants du 3e cycle des études de médecine d’obtenir des licences de remplacement. L’allergologie, une spécialité nouvelle créée par un arrêté du 26 décembre 2016, n’était donc pas mentionnée dans l’arrêté de 2014.

Le 30 septembre 2020, après sollicitation par l’AJAF et grâce à l’aide de la SFA, du SYFAL, et de l’ANAFORCAL notamment avec le Pr Demoly, le Pr Berard et le Dr Bosse, le conseil national de l’Ordre des médecins a décidé, dans l’attente d’une réponse réglementaire du Ministère de la Santé, d’autoriser toutes les demandes de licence de remplacement durant les 6 premiers mois de l’année universitaire 2020-2021. La délivrance d’une licence de remplacement est réservée aux internes d’allergologie ayant validé leur phase d’approfondissement. Cette licence couvrira l’année universitaire 2020-2021.

L’AJAF, par l’intermédiaire notamment de l’ISNI, a fait une demande auprès du Ministère de la Santé pour que l’obtention d’une licence de remplacement des internes d’allergologie se fasse de manière pérenne par la modification du cadre réglementaire.

En pratique, je suis interne du DES d’allergologie et souhaite obtenir ma licence de remplacement, que dois-je faire ?

Avoir validé ma phase d’approfondissement (soit 6 semestres) et obtenir une attestation le certifiant auprès de mon UFR de rattachement

  •  Prendre un rendez-vous auprès du conseil de l’ordre départemental de mon lieu d’habitation, en vue de l’obtention de ma première licence de remplacement. Des pièces à fournir vous serons demandées comme une photo d’identité, votre responsabilité civile professionnelle, un CV et un certificat d’inscription pour l’année en cours à la fac de médecine.

  •  La licence est valable jusqu’au 15 novembre de chaque année et nécessite d’être renouvelée si besoin

⚠ Une licence de remplacement ne constitue pas une autorisation de remplacement. L’autorisation de remplacement est délivrée par le conseil départemental dont dépend le médecin remplacé, avec qui il vous faudra établir obligatoirement au préalable un contrat de remplacement (code de la santé publique).

Article écrit le 26/12/2020
 

Baisse des remboursement APSI (suite)

La Haute Autorité de Santé confirme sa recommandation de dérembourser la désensibilisation injectable et de baisser à 15% celui de la voie sublinguale.

Voici le communiqué de presse rédigé par la FFAL, fédération regroupant les associations de professionnels mais également de patients.

Communiqué de presse FFAL

CP FFAL

 

Baisse des remboursement APSI

Le 13 décembre a été publié le projet de recommandation du collège de la haute autorité de santé (HAS) concernant la réévaluation des conditions de remboursement des APSI.
Ce rapport a été rédigé suite à la saisi de l’HAS par la Direction de la Sécurité Sociale en mai 2016.
Il a été publié le 14 décembre sur le site de l’HAS (disponible ici pour celles et ceux qui voudraient le lire).
 
 
APSI, qu’est ce que ça veut dire ? 
 
Je me permets d’expliquer aux plus jeunes ce que sont les APSI.
Les APSI (Allergènes Préparés Spécialement pour un Individu) sont les solutions d’extraits allergéniques dont nous nous servons au quotidien pour faire nos tests cutanés diagnostics (prick-test).
Se sont également (et surtout !) le traitement que nous prescrivons à nos patients allergiques. Les APSI sont les produits utilisés dans l’immunothérapie allergénique (ITA) ou encore tout simplement appelée désensibilisation.
Ils sont commercialisés, pour l’ITA, sous forme de gouttes sublinguales ou d’injections sous-cutanés. Ces traitements sont produits par 2 laboratoires en France : Stallergènes-Greer et ALK-Abello.
Il s’agit du traitement étiologique allergologique par excellence. Vous aurez compris l’enjeu de ce rapport !
 
 
Les conclusions du rapport : 
 
Le rapport conclut malheureusement que les APSI ont une efficacité « faible et mal démontrée » et qu’ils « ne présentent pas d’intérêt pour la santé publique »
 
Ce collège a statué sur une baisse de remboursement qui était à ce jour de 65% (le complément restait à la charge du patient ou de sa mutuelle).
– Ce taux de remboursement passerait dorénavant à 15% pour les voies sublinguales, afin d’ « être harmonisées » avec le taux de remboursement des « alternatives thérapeutiques » (à savoir les comprimés sublinguaux : ORALAIR, GRAZAX et ACARIZAX).
– La voie sous-cutanée, quant à elle, est tout simplement déremboursée ! 
Cette décision mais en péril la prise en charge de nos patients car cela limite l’accès à ces traitements, pourtant efficaces.
 
L’AJAF ainsi que les différentes organisations d’allergologie (FFAL, ANAFORCAL, SYFAL, AFPRAL) se mobilisent afin de réagir rapidement à cette décision.
Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.
Article écrit le 09/01/2018